D’où vient le moelleux
Le moelleux ne vient pas d’un tour de main mais de trois choses. L’huile d’abord, qui reste liquide à température ambiante là où le beurre fige, ce qui explique qu’un gâteau au yaourt reste tendre le lendemain alors qu’un quatre-quarts durcit. Le yaourt ensuite, dont l’acidité attaque le gluten et réagit avec la levure, et qui apporte de l’eau retenue par les protéines du lait. La cuisson enfin, modérée et arrêtée dès que la pointe ressort à peine humide, parce que cinq minutes de trop suffisent à assécher la mie.
Le geste qui rate tout
Ce gâteau se rate presque toujours au fouet. Dès que la farine touche le liquide, le gluten se forme, et plus vous mélangez, plus la mie devient élastique et serrée. Vous incorporez la farine en dernier, à la maryse, et vous arrêtez au moment où elle disparaît, quitte à laisser une trace de grumeau qui se résorbera à la cuisson. Le moule beurré et fariné jusqu’en haut évite l’autre déception classique, un gâteau qui monte bien puis reste accroché aux parois et se déchire au démoulage.
À table
Il se mange nature au goûter, tiède avec une compote, ou transformé sans effort par une poignée de pépites, un zeste de citron ou des framboises. C’est aussi la meilleure base pour apprendre à un enfant à cuisiner, puisqu’il n’y a rien à peser.
Valeurs nutritionnelles
Valeurs moyennes pour 100 g, d’après la table CIQUAL de l’ANSES.
| Pour 100 g | Quantité |
|---|---|
| Énergie | 426 kcal |
| Matières grasses | 21,4 g |
| — dont acides gras saturés | 2,2 g |
| Glucides | 51,8 g |
| — dont sucres | 26,9 g |
| Fibres | 1,1 g |
| Protéines | 5,9 g |
| Sel | 0,67 g |
Source : ANSES-CIQUAL 2020 (« Gâteau au yaourt »). Valeurs indicatives pour un produit courant ; elles varient selon la marque, l’affinage ou la recette. Aucune allégation de santé.
