Un cépage d’assemblage
Sa faible charge tannique et sa robe claire le rendent peu adapté aux rouges de garde vinifiés seul, mais très utile en complément. On le trouve en appoint dans les rouges du Rhône méridional et du Languedoc, aux côtés du grenache, de la syrah et du mourvèdre. En rosé, il fournit une chair souple et des arômes de fraise et de pêche, avec une amertume légère en finale qui structure l’ensemble. Ses grosses baies et ses rendements naturellement élevés imposent une maîtrise de la vigueur pour éviter la dilution.
Vieilles vignes et descendance
Croisé avec le pinot noir, il a donné le pinotage, cépage créé en Afrique du Sud, où le cinsault était alors appelé hermitage. Le pays conserve d’ailleurs de vieilles parcelles de cinsault, longtemps destinées au vrac et aujourd’hui revalorisées en rouges légers. En France, on le rencontre aussi en Corse et dans le Sud-Ouest, et il est présent dans plusieurs vignobles du bassin méditerranéen. Les vieilles vignes conduites en gobelet donnent des rendements bas et une concentration que les jeunes plantations n’atteignent pas.
À table
Servez-le frais, entre 12 et 14 °C, en rouge léger comme en rosé, avec des grillades, des légumes d’été et de la charcuterie. Sa souplesse lui permet d’accompagner des plats épicés sans les durcir.
