Fiche · Desserts

Rose des sables

La rose des sables est une confiserie d’enfance qui tient en trois éléments, du chocolat, des pétales de maïs et une graisse végétale. Cette graisse, issue du coprah, n’est pas un pis-aller, c’est elle qui donne le cassant net et la tenue à température ambiante que le beurre ne donnerait pas. Le nom vient de la forme, des tas irréguliers qui rappellent la concrétion minérale.

TypeConfiserie sans cuisson, chocolat et céréales
BaseChocolat fondu et graisse de coco
CéréalePétales de maïs non sucrés
PriseAu frais, sans cuisson
ÉcueilPétales écrasés ou ramollis

Ce que c’est vraiment

La graisse de coprah a un point de fusion plus haut et une cristallisation plus franche que le beurre, elle fige net et ne colle pas aux doigts. Un chocolat seul, sans elle, donnera une masse qui blanchit et qui reste molle si la pièce est chaude. Les pétales de maïs doivent être nature et non sucrés, les versions déjà sucrées poussent l’ensemble à la limite du mangeable. Le rapport courant tourne autour d’un tiers de matière grasse pour deux tiers de chocolat, et il se corrige à l’œil selon le chocolat employé.

En cuisine

Faites tiédir le mélange chocolat et graisse au bain-marie, puis attendez qu’il ne soit plus chaud avant d’incorporer les pétales, un chocolat brûlant les ramollit instantanément. Mélangez avec une maryse en soulevant, jamais en tournant vite, chaque pétale cassé est un peu de croquant en moins. Formez les tas à la cuillère sans les tasser, l’irrégularité fait la texture et l’aspect. Laissez prendre au réfrigérateur et non au congélateur, le choc thermique fait blanchir le chocolat et la condensation le ternit à la sortie.

À table

Elles se servent froides, en petite quantité, avec un café. Le chocolat noir tient mieux que le chocolat au lait, qui pousse un ensemble déjà très sucré vers la confiserie pure.

Ce que cette fiche n’établit pas. L’origine et l’ancienneté de la recette, non documentées, ainsi que les marques de graisse végétale et de pétales de maïs. Nous ne publions pas une information tant que nous ne l’avons pas vérifiée.