Un cépage difficile
L’arneis mûrit vite et perd son acidité tout aussi vite, ce qui laisse une fenêtre de vendange étroite. Il était historiquement planté au milieu du nebbiolo, où ses grappes sucrées attiraient les oiseaux et détournaient l’attention des raisins rouges. Les sols sableux du Roero lui conviennent mieux que les argiles des Langhe, où il est aussi planté. Une dénomination propre, Roero Arneis, lui est consacrée.
Dans le verre
La robe est paille clair. Le nez donne la poire, la pomme, la camomille, l’amande fraîche et parfois une note d’herbe coupée. La bouche est sèche, plutôt ronde, avec une acidité moyenne et une finale légèrement amère. La quasi-totalité des cuvées se vinifie en inox et se boit dans les deux ou trois ans, les versions élevées sur lies gagnant en volume.
À table
Il accompagne les antipasti piémontais, la truite, la viande crue battue au couteau et les fromages frais. Servez-le autour de 10 à 12 °C.
