Un croisement conçu pour le Sud
L’objectif du croisement était d’obtenir un cépage productif sous climat méditerranéen sans la dilution qui accompagne souvent le rendement. Le marselan supporte la sécheresse, résiste bien à l’oïdium et à la pourriture grise, et ne coule pas comme le grenache. Ses grappes portent de petites baies à peau épaisse, ce qui concentre les anthocyanes et les tanins. Il a d’abord été utilisé en assemblage dans le Languedoc avant d’être vinifié seul.
Ce qu’il donne dans le verre
La robe est très foncée, l’aromatique tourne autour de la mûre, du cassis et du poivre, avec des tanins présents mais ronds. L’acidité reste moyenne et les vins se boivent jeunes sans être privés d’une capacité de garde de quelques années. Il est planté en Languedoc et dans la vallée du Rhône, et a connu une diffusion notable en Chine, où il s’est adapté aux conditions locales. Son inscription au catalogue et son autorisation dans certaines appellations sont récentes à l’échelle du vignoble.
À table
Il accompagne les grillades, les viandes en sauce et les fromages à pâte pressée. Sa souplesse tannique le rend accessible jeune ; servez autour de 16 °C.
