Cinq sous-zones, un cépage
Le Val do Salnés, le plus proche de l’océan, est considéré comme le berceau de l’albariño et donne les vins les plus tendus. O Rosal et le Condado do Tea, plus au sud le long du Miño, sont un peu plus chauds et permettent des assemblages avec le loureiro, le treixadura ou le caiño blanco. Soutomaior et Ribeira do Ulla complètent la carte. Les sols granitiques et sableux, la pluie et le vent atlantique dessinent une viticulture où le mildiou est l’ennemi principal, d’où les pergolas et les vignes hautes.
Dans le verre
Les albariños de Rías Baixas sont pâles, avec des agrumes, la pomme, la pêche blanche, une note florale et souvent une sensation saline en finale. L’acidité est haute et la bouche reste sèche, avec parfois un léger perlant sur les cuvées les plus jeunes. Une part de la production est élevée sur lies, ce qui apporte du gras sans masquer la tension. Les cuvées de garde, en cuve ou en fût, évoluent vers la cire et les fruits secs, mais restent minoritaires.
À table
Ces blancs sont taillés pour les coquillages, les crustacés, le poulpe à la galicienne et les poissons de ligne. Servez-les autour de 10 °C, sans les glacer, ce qui écraserait leurs arômes.
